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Dernière révision : 29/07/2017

 

Nouvelles publications :

 

 

 

 

Tura, ur am zik, yella Facebook:

 

   facebook.com/amar.mezdad.5

 

 

 

 Nouvelle publication des Editions Achab

 

 

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Editions Achab

Publication des Editions Achab, Tizi-Ouzou :


Ramdane Achab : L'amén
agement du lexique berbère de 1945 à nos jours. Préface de Salem Chaker. 350 pages.


Disponible en Algérie

 

 

« La langue et la mémoire » – Tameslayt d Wasal – éditions L’Harmattan, Collection « Présence berbère ».

 

Il s’agit du quatrième livre sur les énigmes kabyles – Yiwet tirgit yeccur axxam – Tamsaâreqt. Une seule braise éclaire la maison – L’énigme.
Savourons la portée allégorique et ô combien riche de sens de cet énoncé qui définit si bien l’énigme kabyle.

 

 

 

 

 

 

 

Aumer U Lamara vient de sortir aux Editions Achab (Tizi Ouzou) un roman en kabyle, Timlilit di 1962 . Tout débute à partir d'une photo de maquisards, comme ces milliers de clichés anonymes pris dans les maquis. Des photographies qui figent pour la postérité des hommes parfois inconnus ou oubliés. L’auteur revient ici sur l’histoire de ce roman.

 

Description : Description : Description : Toute l'histoire du roman est partie de cette photo de maquisards de la wilaya III.

 

Timlilit di 1962 est un roman basé sur un fait historique réel qui s'est déroulé au printemps 1962, soit quelques jours seulement après la signature du cessez-le-feu en Algérie…

L’histoire. La fin des sept ans et demi de guerre a rendu espoir à la population, laminée, usée et épuisée par les innommables épreuves qu’elle a subies. Dans le sillage de cet élan de joie libéré, un immense rassemblement de la population de Haute Kabylie a eu lieu, entre le 19 mars et la mi-avril 1962, dans la vallée de Bubhir. Partie d'un petit village des At Yehya, la foule avait grossi de village en village, de tribu en tribu pour se retrouver, telle une déferlante, dans cette vallée, Tazaghart, qui était quelques jours auparavant une zone interdite.

Parmi le groupe de maquisards qui accompagna cette foule se trouvait un officier de l'ALN, un des rares rescapés parmi les pionniers du 1er novembre 1954. Cet officier trouva les mots justes pour parler à la population, des mots pour panser les blessures et apaiser les souffrances immenses des sacrifices endurés par le peuple algérien ; il exprima ensuite les attentes et les espoirs sans limites de ce jour nouveau…

Bien évidemment, en ce jour d'avril 1962, il n'y avait pas encore le coup de force de l'armée stationnée au Maroc et ses milliers de morts (désigné à tort par «Guerre des wilayas»), le putsch de Ben Bella, l'invasion de la Kabylie par l'armée des frontières, la guerre des sables, le monopole du pouvoir par le FLN, l'imposition de l'arabo-islamisme, les injustices et les spoliations sans fin, le printemps amazigh de 1980, les massacres de milliers de jeunes en octobre 1988, l'apparition des barbes-FLN et de leur sous-produit l'intégrisme du FIS et de ses sous-traitants responsables des dizaines de milliers de morts, le printemps noir de 2001 et ses 121 assassinats, la corruption débridée et la vassalisation du pays envers les mirages des déserts orientaux...

Le roman

Près de vingt ans après cet évènement de 1962, Salem reçoit un email dans lequel était jointe une photographie qui avait été prise à ce rassemblement. Il eut beaucoup de mal à reconnaître, parmi les personnages de cette photographie, l'un de ses proches, qu'il venait de connaître. Salem, assis dans le hall d'embarquement de l'aéroport, fixa alors chacun de ces visages et essaya d'imaginer, en creusant dans ses propres souvenirs de la guerre et de la vie d'antan dans son village, le parcours de chacun des personnages qui y étaient alignés et certains souriant au photographe.

En partant de l'allure générale de chacun, de la coiffure, tête nue ou portant béret, de la tenue vestimentaire civile ou militaire, de l'arme au pied ou mitraillette en bandoulière, Salem ne tarda pas à mettre presque un nom, une famille et une histoire propre à chacun. Salem se retrouva tout d'un coup devant treize vies de combat, de souffrances et de mille espérances sur ce trajet sinueux qui les mena tous, aux sons des chants et des youyous, jusqu'à cette vallée de Tazaghart qui reprit soudainement vie.

Dans la confusion, entre le vécu et son imagination, Salem ne pouvait déterminer avec certitude s'il était acteur au milieu de ces personnages, dans les villages brûlés, les combats meurtriers, les centres de torture improvisés par les paras, les longues journées dans le silence des casemates, ou bien observateur distant, témoin malgré lui.

Lorsque Salem se leva de son siège dans cet immense aéroport pour prendre son avion, il ne savait plus si c'était bien lui ou un autre personnage qui avait emprunté son corps et son identité et se mouvait avec hésitation, dans le passé et le présent, le long des couloirs lumineux…

Salem entendait alors résonner dans sa tête quelques paroles de l'officier survivant :

"Nekmen achal di tesrafin akked tmara akken ad nedder, ad tedder tmurt nnaγ. Neffer di tillas γas nekkni nhemmel tafat. Nekna, nemmured di ddiq akken azekka ad bedden tiddi nsen warraw nnaγ, ad ddun d imdanen i tafat di tmurt nsen..." (nous avons tenu dans la contrainte et les casemates obscures pour pourvoir survivre et que puisse vivre notre pays, nous étions reclus dans l'obscurité alors que nous aimons la lumière plus que tout, nous avons rampé dans l'adversité pour que demain nos enfants puissent vivre debout dans leur pays...).

A. U. L.

 



Murad Irnaten, Di lǧerra-k ay awal… (ammud n tullisin), Tazwart n Kamal Bouamara.
Distribution : El-Amel, L'Odyssée et Chihab.

 

 

 

Description : Description : D:\A_PC Maison 21-03-2015\SITE2015\A_Mes sites Web\monsiteweb\Murad Irnaten PDF.png 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ilemẓi n tmurt Iqbayliyen, Yahia, pas de chance de Nabile Farès, traduction kabyle de Remḍan Achab , aux éditions Achab :

 

 

 

Yiwen wass deg tefsut, ungal nniḍen, wis 5,  sɣur Ɛ.Mezdad, d wis sin deg 2014

 Taduli d wis 4 :

 

 

 

 

 

Ɛmer Mezdad

Yiwen wass deg tefsut

Ma s yedmaren kan, ulac s wacu gar ifassen, tebɣes ara yeffuktin sdat rrsas, mačči d tebɣes, d tisselbi ! Ilmeẓyen bernen-d syin, ɣilen tarewla tmenneɛ bab-is. Ussan-d kan ad inin, d igrejyam i d-ineṭqen. Usan-d ad d-seknen d beqqu i bɣan taɣdemt. Usan-d ad d-seknen amenni deg usugdu meqqer, umnen yes-s, amenni deg tlelli meqqer, umnen yes-s ! Ur d-usan ad nɣen, twalam ifassen d ilmawen. Ur d-usan ad mmten, ssnen azal n tudert. Ulac win i d-teǧǧa tuzzuţ, d tisednan i ten-id-yurwen ! Akken ma llan din, ɛzizit ɣef imawlan-nsen yeţraǧun, msakit, deg uɣedlalaf ideg zzren.

  Ilmeẓyen bernen aɛrur, ddzen igerzan abrid, yerna s tazzla, tiṭ ɣer sdat, tayeḍ ɣer deffir !  Ageffur n waldun ur yewwi ara, ibeddel tanila, tura yekkat d akessar neɣ d aglawan. Arrac ur mniɛen ara ! Amek ara menɛen ?

  Fawzi yeḥma. Yesla-yas wayug-ines : « Rǧu kan ad gluɣ s kra deg-sen. Mer ur d-wwiḍen tawwurt axir, imi d-wwḍen tawwurt, nnulen-ţ, ilaq ad xellsen, ilaq ad as-cfun i wassa. Win  yeccḍen ad ixelles ! Agdud amerku ! Ad asen-mleɣ amek ţmeţaten medden ! »

  Ulac asegged isehlen am win n zzerzur : wi bɣan ad d-ineɣ zzerzur, ad iwet kan lferg di tlemmast, anagar qeṭtu ara d-yeqḍu, timenɣiwt tella !

Arrac, ukessar, ččuren abrid teɣzi, tehri, tuɣ bdan tarewla, s uɛrur akk i s-d-zzin. Fawzi izenned.

  Briruc yeɣli. Iwala-t Ɣilas  mi yerrtem din menṭeq, azgen deg uqerru-s yufeg, d tadellaɛt yeḍbeɛ s tgesrart yir fellaḥ ! Ɣilas, yuzzel ɣur-s, neţa daɣen Fawzi yeser-as yiwet, ur t-yezgil ara ! Yeɣli dinna, yečča-ţ deg uḍar d taɣma, tarsast d tinna yeţfelliqen, adrar ufud ifelleq d iceqfan.

''Yahti - Aɣerrabu n ugafa'' (Le voilier du nord) en librairie

Par Le Matin du  13/01/2015

Au milieu du 19e siècle, il y avait un groupe d'archéologues russes et anglais, partis dans une mission dans le nord. Un jour le destin leur a envoyé une grande surprise: ils ont trouvé un fossile d'un grand dinosaure.

Résumé de l'histoire:

Pendant cette époque-là, la guerre de Crimée (1853-1856) était au sommet. C'était un grand feu qui opposait la Russie à une coalition formée de l'Empire ottoman, de la France, du Royaume-Uni et du royaume de Sardaigne.

Cette guerre a vite influencé sur le travail de cette petite équipe, qui était encore sur la côte de Lysefjord, sise à Ryfylke, dans le sud-ouest de la Norvège. Suite aux ordres de leur empire, les Russes ont décidé de transporter le fossile à Saint-Petersburg pour examiner cette "grande découverte".

La Société Royale de Londres ne lâche pas. Les Anglais persistent et décident de poursuivre le fossile. Un grand challenge s'éclate au golfe de Botnie en Finlande, et la course s'est, par la suite, poursuivie jusqu'à la Mer Baltique. D'ailleurs, c'est là où la dernière bataille a eue lieu entres les Russes et les Anglais. La fin de cette concurrence va vite se décider dans la ville de Porvo, à presque 50 kms au nord-est de Helsinki.

Les événements de ce roman graphique, de Ilpo Koskela, se déroulent en Finlande pendant la décennie de 1850. C'est un sujet autour de la construction des voiliers, qui s'appelaient ''Jähtit - Yacht'' dans le nord, pendant le 19ème siècle. L'atmosphère générale de l'histoire, c'est un aperçu sur la vie politique en Europe pendant La guerre de Crimée (1853-1865).

L'auteur. Ilpo Koskela est né en 1958. Écrivain, dessinateur et graphiste finlandais résidant à Oulu, en Finlande. Dessinateur de presse (Journaux et magazines) depuis plus de 30 ans. Une de ses plus longues histoires publiées dans les magazines, son roman graphique "Rajalinja", une histoire des jeunes footballeurs, publiée entre 2005 et 2009.

Koskela a également écrit et dessiné sept romans graphiques, dont Aleks Revel, une bande dessinée qui raconte une vie d'un aventurier estonien, souvent présenté comme une oeuvre remarquable de Koskela.

Le texte originale du roman graphique ''Aɣeṛṛabu n ugafa'' a été publié en finnois, en 2007 (Permeren Jähti). Une année plus tard, la traduction en anglais va paraître (Jähti- Sailing Ship of the North). En 2010, il a publié, pour la première fois en Finlande depuis plus de 20 ans, un guide pédagogique riche pour les artistes et les dessinateurs de bande dessinée (Sarjakuvantekijän Opprilirja). Actuellement, il s'apprête à achever une nouvelle édition de ce livre, nrichie avec des nouvelles techniques de la bande dessinée.

En ce qui concerne le travail académique, Koskela a travaillé comme enseignant de de la bande dessinée à l'école d'art de Oulu, et cela depuis plus de 14 ans. En outre, il a donné plusieurs conférences dans le monde, dans des intituts et des universités, sur les nouvelles méthodes requises pour réussir un travail de bande dessinée.

Enfin, ses travaux sont traduits en plusieurs langues, dont le suédois et le russe.

1-2- Le traducteur : Hamza Amarouche

Auteur, journaliste et traducteur littéraire algérien résidant à Helsinki, en Finlande, Hamza Amarouche, né en 1982, contribue pour plusieurs médias algériens et finlandais.

En mars 2014, il a lancé, pour la première fois en Finlande, un programme en tamazight à Helsingin Lähiradio 100,3 MHz, distiné aux berbérophones de la ville de Helsinki et de sa métropole. Ce programme a contribué, d'ailleurs à ce jour, à introduire aux finlandais la culture et la civilisation amazighe dans ce pays. Parmi les invités qui étaient présents à ce programme, il y avait des artistes et des auteurs algériens et finlandais, dont la chanteuse Stina, qui a interprété pas mal de chansons kabyles.

Le traducteur contribue souvent à la promotion et les échanges entre la littérature algérienne et celles des pays baltes et scandinaves, notamment en Finlande et en Estonie. On outre, il anime régulièrement des rencontres de rapprochement culturel pour faire connaître la culture et la littérature algérienne.

2- L'atmosphère générale dans roman:

L'auteur du roman graphique ''Yahti - Aɣeṛṛabu n ugafa'', vit à ce jour dans la ville de Oulu, le centre administratif, culturel et commercial de la Finlande du nord et du centre. Ilpo Koskela a vécu de près les histoires de la mer, ce qui lui permettrait par la suite de réussir un travail excellent, qui imagine un thriller sur fond de la navigation à voile.

Avoir passé plus d'un demi-siècle sur la côte nord-est du golfe de Botnie, cela se sentirait bien dans l'imaginaire de l'auteur, et puis dans son roman: l'atmosphère générale en Botnie pendant le 19 ème siècle, y compris d'autres détails, les langues parlés, la monnaie, les unités de mesure, l'aliment...etc.

Les Finlandais sont, en grande partie, un peuple qui aime beaucoup la lecture sur l'histoire de la navigation. Quand l'auteur était sur le point d'écrire une histoire sur ce sujet, c'était presque un travail de recherche à entamer.

Quand à la La guerre de Crimée (1853-1856), "elle a été vécue, en Finlande -qui fût encore un Grand Duché de l'empire russe- comme une profonde humiliation, car elle généra un fort ressentiment envers les puissances occidentales qui avaient pris la partie de l'Empire ottoman". Cela aussi joue son rôle pour décrire l'atmosphère et la vie quotidienne en Finlande pendant cette époque-là. D'une manière plus précise, ce sentiment d'être finlandais qui vit sous la domination de l'empire russe, une puissance qui était déjà engagé dans une guerre ouverte sur plusieurs fronts.

À vrai dire, La domination suédoise en Finlande auparavant, quant à elle, elle impose en continu ses incidences dans le roman. La langue, la monnaie...etc. Cette mixture de cultures propose aux lecteurs en langue amazighe une lecture exceptionnelle, car elle abrège, à travers les dialogues de l'histoire, un croisement remarquable et insistant de civilisations en Finlande.

Pour bien comprendre l'histoire du roman graphique ''Yahti - Aɣeṛṛabu n ugafa'', il faut d'abord avoir un aperçu sur la Guerre de la Crimée (1853-1856). Pendant cette guerre-là, le voilier, comme étant le premier moyen de transport à moyenne et longue distance, a énergiquement joué son rôle pour décider quelle partie dans cette guerre serait-elle la gagnante. Outre, les voiliers, à cette époque-là, transportaient, du même, les marchandises, les passagers, le courrier...etc. Comme ils étaient aussi utilisés pour la pêche en mer, les activités militaires et notament les batailles navales.

Enfin, l'auteur a bien réussi à trouver un lien entre tous ces indicateurs, en proposant une tringue dans l'histoire, elle va conduire par la suite, mettre l'accent sur le rôle des voiliers pendant la Guerre de la Crimée.

3- Pourquoi traduire en tamazight ce roman graphique?

Il existe dans le roman une esquisse exigeante du rôle des voiliers pendant le 19 ème siècle. On peut y voir quelques clins dans le voyage, quand les marins transportent un fossile, qui a été trouvé par des archélogues russes et anglais, du Golfe de Botnie vers le sud. On peut avoir une idée enrichie sur ce fossile dans les pages 34 et 36.

La navigation n'est pas le sujet unique dans le roman, vue que le croquis de caractères est consacré, en grande partie, à la vie des nobles de l'empire russe, comme à la culture et au mode de vie des marins dans le Golfe de Botnie. Cependant, le sujet principal, c'est le fossile.

À noter, au cours des années entre 1850 et 1890, il fût une grande concurrence qui régnait entre les capitales occidentales sur la paléontologie, comme étant une discipline scientifique qui étudiait les restes fossiles des êtres vivants du passé et les implications évolutives de ces études.

Cela est d'ailleurs un autre indicateur, qui enrichit le roman graphique ''Yahti - Aɣeṛṛabu n ugafa'' avec des notions scientifique, notamment quand on croise parfois un style qui liste fortement des événements historiques liés au voyage du baron russe Mikhail Fedorov, caractère principal dans le roman, et les deux marins finlandais: Henrikki Wanha et Frans Rousu.

Comme ceci, Cette combinaison de dendrites va assurément créer une bonne intrigue tout en emmenant à décider une bonne sortie du roman. Le fossile dans le roman, est, donc, une piste sur laquelle les événements se déroulent, cependant, ce sujet reste sougnieusement lié au voyage des marins à partir du Golfe de Botnie, jusqu'à La Mer Baltique.

Ce roman ''Yahti - Aɣerrabu n ugafa'' s'inspire largement de ces croyances citées dans le livre ''De l'origine des espèces'' de Charles Darwin. Dans ce livre, Darwin mentionne ces '' différents prédécesseurs, à la fois concernant l'idée de «descendance avec modification» et l'idée de sélection naturelle dans une Notice historique ajoutée à partir de la troisième édition''.

Koskela, profite de ce livre pour en justifier, en partie, que l’histoire des espèces pourrait être, d'un autre vision, un terrain de pensée, comme être représentée, sous la forme d'un arbre schématique qui montre, dans un procédé confié à la fiction, les relations de parentés entre des groupes d'êtres vivants. Cela se voit souvent dans le texte, sous forme d'un ensemble de dialogues, naturellement évoqués, notamment par des caractères secondaires dans le roman.

D'autre part, La guerre de Crimée, l'histoire des pays du nord, les fossiles et la paléontologie, sont tous des textes presque inexistants dans la littérature amazighe. Cela pourrait fortement ajouter, en terme de sujets, un bon plus pour notre littérature. Il reste que ce travail constitue, en premier lieu, un grand pari par rapport à la diversité de procédés et de sujets dans le même roman. Outre, cela aussi par rapport au croisement de cultures et de civilisations entre les pays nordiques et l'Afrique du Nord Amazigh.

4- Les valeurs dans le roman:

La valeur culturelle: Au milieu du 19e siècle, la Finlande fût un grand-duché autonome de l'empire russe, et pour cela, le Royal Navy, composante maritime de l'armée britannique, décida d'attaquer la Finlande à partir de la mer Baltique. L'objectif de cette traduction en berbère est, en grande partie, d'ouvrir aux lecteurs en tamazight une fenêtre sur la vie quotidien en Finlande sous la domination de l'empire russe. Le but est aussi, d'introduire l'idée générale comment est-ce qu'ils vivaient les finlandais dans le nord, et comment fût-il leur mode de vie: Les moyens de vivre, la nature du pays, les relations humaines, le commerce, ... etc.

Dans le texte il existe aussi une valeur pédagogique, elle s'agit de décrire et d'enseigner les éléments du voilier pendant cette époque-là, De plus, l'expérience et les compétences des marins en Finlande (Page de 24 a 27).

Il y a encore une autre valeur, elle vise à transmettre un message sociale sur les traditions et les coutumes des peuples nordiques. Enfin, une valeur humaine. Cela se voit simplement dans les complots éternels qui résident naturellement dans l'âme de l'être humain. C'est une conjoncture ardue qui finit souvent par détruire les moralité. Le résultat serait clair par la suite, aucun vainqueur! (page 108).

C.P.

 

 

 

Aux éditions l'Harmatan :

 

Amar Ameziane  publie Tradition et renouvellement dans la littérature kabyle :

 

 

 

 

Au Maroc :

 

Le premier roman amaziɣ en français n'est pas algérien, n'est pas kabyle. Il est marocain. Rien ne serre de courir..... Il s'agit de "Aɣrum n ihaqqaren" ( "Le pain des corbeaux") de l'écrivain marocain Lhoussain azergui, Casa Express Editions..

 

                                                                                                                  

 

 

                        Paraît également au Maroc aux Editions berbères "Iɣed n tlelli", toujours de Lḥu Azergui

                                                                                                           

 

 

 

 

 

Smail Medjber a publié dans Club du livre amazigh : https://www.facebook.com/ :

 

Un excellent ouvrage à lire :


Uḍhir Uffir ou la poésie de l’instantané.


Auteur : Belkacem Ihijaten


Belkacem Ihijaten, le très talentueux poète kabyle a encore frappé un grand coup avec son recueil, Uḍhir Uffir (À travers la brume). Et c’est le moins que l’on puisse dire. Publié chez L’Harmattan, il y a quelques temps déjà, il se lit d’une seule traite. Tellement il est élégamment simple ! Dans le sens positif du terme bien naturellement. Ne dit-on pas que faire simple est on ne peut plus difficile et ardu ? 
En tous les cas, à titre personnel, j’ai beaucoup aimé cette œuvre de M. Belkacem. Car elle m’interpelle à plus d’un titre. De par les sujets qui y sont traités, mais aussi de par cette conscience identitaire kabylo-amazighe qui la traverse d’un bout à l’autre. Je dirais même qu’elle en est l’ossature plus que visible. Ce à quoi je suis bien sûr très sensible, car je suis moi-même amazigh. 
Les poèmes ont tous la même forme : des strophes de neufs vers ou des neuvains. Ils sont comme des impressions poétiques produites par une inspiration fortuite que le poète griffonne, de son aveu même, sur un morceau de papier pour ne pas les oublier. Au fur et à mesure une œuvre tout entière se met en place. Il ne reste qu’à relire le tout pour le publier. M. Ihijaten est ainsi et restera probablement toujours ainsi : un poète de l’instant et de l’immédiat par excellence. 
Quid des sujets traités dans ses poèmes ? On y trouve du tout. Mais son pays y est une obsession permanente. En commençant par son village natal, Gendoul. Ensuite, la Kabylie qui a une place de choix dans ses écrits. Et enfin, l’Algérie, cette grosse entité politique en plein milieu de l’Afrique du Nord qui englobe tout ce beau monde. Quant au style, je ne vous le cache pas : par moment, il est par trop déroutant. Même si à titre personnel, j’y trouve bien évidemment les accents de la légende poétique amazighe, Ssi Mohand Ou Mohand. Ce qui est tout à fait normal. Ses poèmes ont bercé de bout en bout toute la vie de l’auteur. Comme tout Kabyle qui se respecte. 
Mais, chose étrange, par moment, le ton général me rappelle non pas celui d’un poète quelconque, mais précisément celui d’un écrivain bien connu, je veux parler de Nietzsche, particulièrement dans son œuvre magistrale, Ainsi parlait Zarathoustra. Ce qui donne aux textes de M. Ihijaten une aura très joliment spéciale et particulière, si je peux dire les choses ainsi. 
Pour davantage rendre accessible son texte aux lecteurs non-amazighophones, M. Ihijaten a tenu à ce que ses poèmes soient tous traduits dans un français plus que châtié qui révèle, à mon humble avis, l’essentiel de sa magie poétique. Comme quoi, chers lecteurs, vous n’avez plus aucune excuse d’aller vous procurer, illico presto, le recueil et le lire ! Je suis sûr et certain que vous n’allez jamais le regretter.
Lahsen Oulhadj

 
Tiɣri i imedyazen d tmedyazin

www.kabyle.com

Timlilit Tis 8 N Tmedyazt tamaziɣt N Sumam ara ad yilin gar 25 ɣar 28 Jember 2014.

 

 

Amsayer, Le prophète de Khalil GIBRAN, Tazwart d taggara sur uselkad, Préface et postface de Youcef Allioui.

 

Khalil Gibran yella seg’mezwura ifkan udem agraɣlan i tisula taârabin

di taggara n usedwas wis XIX, akken yella daɣen d-anaéuô n tmeslayt

tagnizit. Mi yura s taârabt, yerra-d s timad-is ar tegnizit aîas seg’wayen

yura. Deg’wayen i d-yessufeɣ, imùeɣriyen fkan-as udem ilaqen. D-acukan,

p-puffɣa n The Prophet, deg’wseggwas n 1923, is ifkan amâaceô

ameqqwran ar medden, ugar deg’wemval utrim, naɣ di timura umalu.

Deg’wayen yakw yura s tegnizit, The Prophet (Amsayer) id ibanen amzun

p-paâencuôt-is naɣ d-Aɣella-n-tsuli-ynes. Di tazwara, yura s taârabt

amayeg amezwaru n wedlis-agi s-uzwil “Ennbi”. Mi yeggwev mraw-semus

iseggwasen. iseggem-it, irna-yas lqedd di tira snat tikwal. Almi i

d-amayeg wis-qrav s taârabt i d-yerra avris-nni ar tegnizit. Qqaren daɣ,

almi i-t isules qué iberdan bac yefka-t i wmaérag. Acuɣer akken, i-mi ibɣa

ad ifk yiwen wudem naɣ amayeg ifulken i wevris-is. Af-ayen yenna :

« Acku, bɣiɣ yal awal deg’wedlis-agi ad yili d win ilaqen deg’wemkan

ilaqen mebla ma ufiɣ amkan-nniven yifen win akken is fkiɣ ».

 

Khalil Gibran fut parmi les premiers à donner ses lettres de noblesse à la

littérature arabe à la _ n du XIXe siècle. Il a également été un grand écrivain

de langue anglaise. Il a traduit en anglais tous ses écrits en arabe. The

Prophet est son chef-d’oeuvre. La première version serait rédigée à l’âge

de quinze ans. Version qu’il remania plusieurs fois avant de traduire le

texte en anglais. Il voulait que chaque mot soit la plus belle parure du

langage. Le texte ne fut remis à l’impression qu’une fois qu’il jugea son

contenu à l’épreuve des nuances et des sentiments qu’il souhaitait donner

aux mots. Un peu comme s’il voulait sentir leurs racines. Il savait qu’il

suffisait parfois d’un mot pour faire surgir par magie l’espoir et les rêves

de tout un peuple. Paru en 1923, The Prophet lui conféra une notoriété

internationale.

 

Yusef Uciban Alliwi yella d-ademsan send ad yuɣal d-anmegdal

d-asnalsan-aùmetan i lmend n tutlayt tamaziɣt d-igerrujen yufa di

tmeslayt taqbaylit. Yura kra n yedlisen af tisula timaziɣin n Tmawya

taqbaylit yakw d kra imagraden yaânan daɣen idles amaziɣ n

Tmawya. Yesɣer tamaziɣt di tesdawit, ikcem timura m_medden

bac ad iwali d-acu yellan deg’idles amaziɣ.

 

Youcef Allioui est psychologue sociolinguiste. À travers la traduction du chefd’oeuvre

de Khalil Gibran, il nous livre un texte kabyle riche et dense, avec la sensibilité

et la passion qu’on lui connaît pour la langue et la culture amazighes de Kabylie.

 

 

Aux éditions ACHAB :  blog des éditions Achab : leseditionsachab.wordpress.com

 

Nouvelle publication des Editions Achab, Tizi-Ouzou, Algérie :

 

Ramdane Lasheb :
Lgirra n 1954-1962 deg tmedyazt n tilawin
.


Disponible en Algérie seulement. Distributeurs : L'Odyssée, El-Amel et Chihab.

Une étude, rédigée en kabyle, de la poésie féminine consacrée à la guerre algérienne de libération. L'ouvrage comprend également un corpus de poèmes composés par des femmes kabyles pendant la guerre, sur la guerre.

 

35-Ramdane Lasheb

 

Madelaine ALLAIN, Lucienne Brousse

Tizi Wwuccen

Méthode multimédia de Tamaziɣt (kabyle)

 

 

 

Camille Lacoste-Dujardin

La Kabyie du Djurdjura

 

 

 

AMEZIANE KEZZAR,

Brassens, Tuɣac d isefra

             

"...Ahat yibbwas a d-taseḍ ɣur-i, ad iyi-d-tini ''Teḍra-d yid-i twaɣit." Ɣur-k

18 iseggwasen. Walaɣ-k teţruḍ. Teţru imi k-teǧǧa tmeddakwelt-inek. Teǧǧa-k yerna ahat di yir tagwniţ. Nek a k-iniɣ: "Ur ţru ara, a mmi. U lacdeg- s."

"D acu i gweεren, yuεar m'ara tiliḍ d agrud, ruJ:ient-ak tlabbilin-inek nteereq-ak tcuffeţ -inek tamezwarut. Yezmer lḥal tacuffeţ-nni teterḍeq i lebda, d acu nekk ini,ggummaɣ ad ţuy.Maεnii diɣen, cwi cwiṭ,  kulci yers deg wul-iw. Gmiɣ         d s wannect-agi. Rnu diyen, deg yimiren ar ass-a, ḍrant-d yid-i tlufa-nnien, am taluft-agi-inek. Ad ḥebseɣ dagi, imi nekkini, ccɣwel­inu t-turart s wawalen. D acu diɣen, ulamma nniɣ-ak-d akka, anda tetɣileḍ ur ulfaɣ ara s tedyant-agi-inek, degmidɣa i uriɣ fell-as taɣwect.Twala?"

 

Georges Brassens Georges Brassens, d acennay  afransawi,  ilul di Sète, ass n  22/10/ 1921, yemmut ass n 29/10/ 1981di Saint-Gély-du-Fesc.

 

Ameziane Kezzar, ilul deg wseggwas 1962 di taddart n Maraɣna, di tmurt n Leqbayel.Yura s teqbay lit Ayyul n Ganǧis, s tefransist, La

fuite en avant.

 

 

 

 

 

 

 

Hend Sadi, Mouloud Mammeri, ou la Colline emblématique

 

 

Aux Editions Ayamun :

    

Nouvelle publication d’Amar Mezdad

 

 

 

 

Tettdhili, ur d-tkeccem, par SOA, DBK 9/03/2014:

 

L’auteur de, ‘’Idh d wass’’, ‘’Tagrest urghu’’ et ‘’Tughalin’’, vient d’enrichir la bibliographie kabyle d’un nouveau roman. En effet, Amar Mezdad, le Balzac kabyle, édite chez ‘’Ayamun’’, au grand bonheur des épris de la littérature amazighe, ‘’Tettdhili, ur d-tkeccem’’ (on l’entrevoit, mais il (ou elle) n’entre pas). Cette nouvelle publication est déjà en vente. A rappeler que Amar Mezdad, médecin de son état, est aussi auteur de poésie de qualité dont l’incontournable, et presque mythique, poème ‘’ yemma tedda hafi ’’. Son avant dernier ouvrage, ‘’Tughalin’’ (le retour) est un recueil de sept nouvelles.

SOA

 

    Aux Editions Odyssée :

1)  De la pédagogie de projet et de l’enseignement da la langue amazighe en Kabylie

  

 

 

2) Chants de guerre des femmes kabyles[1]

 

                                                    3) Jadis, à At Douala[2],    présentés par  Nasserdine AIT OUALI, docteur en littérature de l’université Paris 8.

 

   Ce sont deux ouvrages littéraires, de Ramdane Lasheb, qui n’appartiennent pas au même genre et qui réfèrent à des espaces-temps différents. Les deux publications ont toutefois en commun le fait qu’elles se rapportent à notre mémoire collective. La première est un recueil de chants de guerre comme l’indique son titre, avec une particularité : des chants produits exclusivement par des femmes. La seconde publication consiste en ce qu’on peut apparenter à des chroniques si on considère que les croyances du monde auquel elles se réfèrent sont des « vérités »[3]. On peut aussi considérer l’existence de ces croyances au sein de la population comme un fait social authentique. Mais l’ordre du déroulement des faits, qui est une des caractéristiques du genre, n’est pas respecté dans ce recueil qui tient aussi de la légende ou de l’anecdote. Cela rend ce livre difficile à catégoriser d’un point de vue générique.

Chants de guerre des femmes kabyles se compose de 81 pièces en version originale (kabyle) et leur traduction (français). Ce recueil est présenté par Ramdane Lasheb en français[4]. Cette poésie a été recueillie auprès de femmes qui ont vécu la colonisation et la guerre d’indépendance. Les pièces 1 à 42 datent de 1954 à la fin 1959 et les autres pièces de la fin 1959 à 1962.[5] Il n’y a pas d’indications plus précises quant cette organisation du recueil (ordre chronologique). Ce travail aurait sans doute gagné à être organisé de façon à offrir plus de lisibilité au lecteur.

Des chants sont composés pour évoquer les visites des combattants ou les incursions des soldats français dans le village de Tala-Khellil. D’autres chants sont composés en l’honneur de combattants ou de martyrs. Des pièces sont consacrées à la torture et aux tortionnaires, à la traitrise et aux traitres. Un des thèmes de cette poésie est aussi la bravoure et l’héroïsme des combattants de la région qui sont nommés (pour certains). « Ces chants sont collectés exclusivement dans un espace géographique limité au seul village Tala-Khellil, de la commune d’At Douala, dans la wilaya de Tizi Ouzou. »[6] La séparation, la mort, la désolation se mêlent à l’espoir d’une indépendance (sujet du dernier chant) pour laquelle sont consentis tant de sacrifices.

Cette poésie de résistance dans son contexte de production constitue une source d’information de premier ordre pour les historiens ou ceux qui veulent connaître l’histoire de la guerre d’indépendance, ici, à At Douala. Dans une société de tradition orale, dans un pays qui n’a pas fini d’écrire son histoire, le recueil établi par Ramdane Lasheb est une contribution à cet exercice, en plus de sa dimension littéraire. La lecture de cette poésie inspirée par une tragédie ne se rapporte pas seulement à la dimension intellectuelle ; l’esthétique du « tragique » qui caractérise ces chants fait (re)vivre, avec beaucoup d’émotion, une période historique douloureuse qui constitue une part de notre identité collective (et individuelle pour beaucoup). Ainsi, cette littérature orale et populaire, qui a servi la cause des partisans de l’indépendance de l’Algérie lors de la guerre de libération, comme le souligne Ramdane Lasheb dans sa présentation, assume d’autres fonctions : historique et esthétique[7].

Jadis à At Douala est un recueil de « chroniques » recueillies par Ramdane auprès des anciens de son village pour les fixer par écrit après avoir emprunté la voie de la tradition orale. Les textes qui composent ce recueil sont courts (une à cinq pages). Le texte est écrit dans une langue qui rappelle le langage des anciens et des montagnards qui ont su garder une certaine authenticité au code linguistique du kabyle, une des variantes de tamazight. Ces textes nous font revivre aussi des codes socioculturels qui ont du mal à survivre face aux acculturations chroniques dont nous souffrons depuis des siècles, altérant par la même occasion notre identité amazighe. La simplicité du texte ne diminue en rien sa qualité esthétique. Cela est, au contraire, un plus pour le lecteur qui est épargné par l’usage de néologismes, d’emprunts aux autres variantes ou d’archaïsmes que certains écrivains utilisent à profusion dans leur écriture, rendant leur textes rébarbatifs pour les non initiés à ces usages lexicaux. Ces compositions avec de telles recherches lexicales ont sans doute pour intention d’élever la qualité esthétique des créations et de contribuer à l’enrichissement de la langue mais restreignent leur lectorat. Les « dosages » sont parfois excessifs ![8] Il ne faut pas oublier que la lecture est un moment de détente et de plaisir pour la majorité des amateurs de textes littéraires.

           La lecture de ces récits, où la prose côtoie la poésie, réfère à une époque d’une société où la superstition est omniprésente. Les croyances en des pouvoirs, parfois surnaturels, de certains personnages comme dans « At Bu3li »[9] lorsqu’un pèlerin implore Sidi Khaled Abdellah qui va sauver leur paquebot en naufrage sans que son corps ne quitte son village et alors qu’il dirigeait la prière à la mosquée. Nous pouvons aussi y rencontrer du merveilleux comme dans « Tamaghucht »[10] avec un « berger » surpris dans son sommeil alors que des perdrix l’épouillaient et des chacals veillaient sur son troupeau.

   Ce qui se retrouve le plus souvent dans ces textes c’est la malédiction qui s’abat sur des personnes qui commettent du mal. Elle touche aussi des espaces comme des villages, notamment lorsque ses habitants s’adonnent à des actes qui méritent une « vengeance divine » que réclament des gens simples (victimes de méfaits) qui sont trop faibles pour se défendre ou se venger. Parfois, ce sont des « walis » qui intercèdent pour que les méchants soient punis. Ainsi, des villages sont décimés[11] ou désertés[12]. Ces « légendes » ont évidemment une visée éducative puisqu’elles visent à inciter l’homme au bien en lui donnant des exemples de méchants qui ont chèrement payé leurs méfaits.

Ces malédictions qui ont des origines lointaines dans ces textes sont ancrées dans la mémoire collective et certaines sont toujours « vivantes ». Ainsi, un des textes rapporte un sacrifice et un pardon demandé, en 2002[13], par des descendants qui voulaient mettre fin à une malédiction ancienne.

  Les deux livres appartiennent à deux genres différents mais ont bien des choses en commun. Ils participent à la fixation de notre patrimoine oral et à la mise à la disposition du lectorat d’éléments pour étayer notre identité collective. Ces ouvrages consacrés à son village natal (et à At Douala) par Ramdane Lasheb « collent » à la passion de ce dernier pour l’archéologie.[14] Il contribue à la reconstitution du passé à l’aide d’éléments collectés auprès des anciens et qui seraient perdus à tout jamais avec la disparition de ces derniers maillons de la chaîne de transmission de la tradition orale.

 

      Nasserdine AIT OUALI, docteur en littérature de l’université Paris 8.

 

  En autoédition, sortie d'un nouveau recueil de nouvelles en Kabyle: « Di lǧerra-k ay awal »


              (SIWEL) 27/12/2013

 

— « Di lǧerra-k ay awal » (Sur ta trace, parole) est un recueil de nouvelles qui vient tout juste de paraître aux éditions lulu.com (self-éditions sur internet) signé par Mourad IRNATENE, un jeune auteur kabyle. Il s’agit de sa toute première publication. Ce recueil de 166 pages contient dix nouvelles dont une nouvelle hyponyme : « Di lǧerra-k ay awal » à travers laquelle Mourad IRNATENE a rendu un hommage à l’immense auteur kabyle d’expression française et gardien de la parole, Mouloud MAMMERI, en prêtant cette même parole, dans sa nouvelle, aux personnages de ce dernier.

 

 

Di tullisin-a i aɣ-d-yugem Murad Irnaten si tala n teqbaylit-is, nessaram ur tettɣar ara, udmawen ulin isawnen, ṣṣubben ikesran, cerhen, nnuɣnan, run, ḍṣan, urgan akken llan yemdanen di tmetti taqbaylit. Meqqrit tirga-nsen akken meqqrit tirga d lebɣi n Murad Irnaten. Yal tullist d tanagit ɣef kra n tallit, yal tullist d timlilit akked uẓar n teqbaylit, d tamsirt si temsirin n tudert, d tudert i tutlayt taqbaylit. 

On retrouve dans ce recueil: Di lǧerra-k ay awal ( Sur ta trace, parole), Nnaqus (la cloche) et At Yir Meksa (adaptation de, respectivement, “le gueux” et “Le saut du berger” de Guy de Maupassant), Nnif aderɣal ( l’honneur aveugle), Teǧǧa-k tikli ay aḍar (Pied, la marche te dépasse), Yir tikli (Mauvaise démarche), Tadyant n Meqran (L’affaire Mekrane), Amur-nneɣ (Notre lot), Iles agugam (Langue muette), Tirza n At Laxert (Traduction de la nouvelle “Le retour des Maures” de Tareq Yassine”) 

Ce nouveau-né littéraire, qui s’ajoute donc à la kyrielle d’autres recueils de ce genre littéraire si fécond, est complètement dédié à la Kabylie. Dans cette contrée chaque personnage prend vie dans une histoire singulière, la sienne, mais aussi dans l’histoire de quelques personnes proches ou éloignées, et dans celle du narrateur. L’auteur se consacre à ses souvenirs d’enfance, mais aussi à la difficulté quotidienne des habitants de cette contrée martyrisée qui se bat chaque jours becs et angles pour sa survie et son existence. 

Les titres des nouvelles sont révélateurs de cette rage d’exister portée et criée par chacun des personnages qui s’y meuve. 

SIWEL

 

Aux éditions ENAG :

Mohand akli salhi, Etudes littérature kabyle, ed. ENAG, 177 pages

 

 

SOMMAIRE :

 

La littérature kabyle dans le contexte ciolinguisyiquealgérien

Le nom de la poésie en kabyle

La métrique chez Si Mohand

Langue et et métrique. Le cas de Si Mohand

La nouvelle poésie kabyle

Les poètes d d'aujourd'hui et Si Mohand

Le roman kabyle

Nouvelle et texte oral délocalisé

 

le texte narratif de l'enseignement du kabyle : étude de deux manuels de lecture

 

Didactique du  texte littéraire en amazigh : manuels de 3lème et 4ième années moyen en Algérie

 

Terminologie  et enseignement de la littérature amazighc (kabyle)

 

Notes de lectures

 

 

 

Aux Editions Achab :

 

Revue tifin, Mohia, esquisse d’un portait, ed Acahab, 2012, 257 pages

 

 

 

MOHIA, ESQUISSES D'UN PORTRAIT

Mohia nous a quittés en 2004, après une agonie, un combat difficile contre une maladie qui l'a emporté à la

Fleur de l'âge.

Dans les années 70-80 Mohia.était une figure emblématique d'une littérature à la fois populaire et

clandestine : en Algérie, ses pièces étaient jouées et répétées à l'insu des autorités algériennes dans les

campus universitaires, ses cassettes étaient dupliquées et diffusées sous le manteau ou plutôt le burnous ;

en France certains de ses textes ont été publiés dans des revues militantes comme Tisaraf. Il a monté une

troupe de théâtre qui, dans les années 80, a rencontré un franc succès auprès des Kabyles de France.

Mais qui connaît Mohia aujourd'hui en Algérie? En France ? Qui a entendu dans la nouvelle génération ses

cassettes ? Qui a lu ces textes, trop peu nombreux, qu'il a publiés ? Qui pourrait dire qu'il connaît l'œuvre de

Muhya ? Pourquoi?

A la fin des années 80 et au début des années 90, Mohia a décidé de ne plus rien faire dans le monde des

« Brobros », des berbéristes militants, notamment celui des intellectuels «brasseurs de vents» par lesquels il a

été très déçu. Il sort alors de l'espace « public » kabyle, celui qui ne parle pas sur les ondes, qui ne donne pas

son avis dans lesjournaux, qui ne publie pas : celui-ci n'existe plus.

Et c'est ainsi que pendant plus d'une dizaine d'années, Mohia n'a plus existé pour les Kabyles. Jusqu'à cette

mort tragique qui a fait fleurir sur les ondes, sur la toile internet, et sur les papiers des journaux, les mémoires

et les pensées trop tardives pour un homme de lettres que l'on ne pourra pas ignorer dans les prochaines

années. Voilà pourquoi nous consacrons ce deuxième numéro de Tifm à cette figure éminente dont l'œuvre

gagnerait à être connue et davantage étudiée.


Tifm propose à un large public un reflet de la culture berbère à travers ses littératures orales et écrites. La revue a deux

lectorats : un public berbère qui, à travers l'écrit, retrouvera sa langue et sa culture d'origine, et un publicfrançais ou

francophone qui souhaite en découvrir la vitalité.

Aujourd'hui, la tâche n'est plus simplement de recueillir une mémoire orale menacée d'oubli. Elle est de promouvoir

_-ie littérature berbère affranchie des tentations de la répétition et du repliement, et qui assume le risque de la

novation et de l'ouverture que permet l'écriture.

Cette littérature à découvrir est aussi, en quelque sorte, à inventer. Tifm participe donc à cette tâche en encourageant

la réflexion sur les littératures berbères dans son ensemble et tout particulièrement sur les nouvelles publications, et

en réservant un espace de création aux jeunes auteurs berbères.

 

Editions Achab, Tizi-Ouzou, une nouvelle publication :

 

Adaptation kabyle des Fourberies de Scapin, de Molière.

 

 

 

Aux Editions Belles-Lettres :

Belheddad Muhend-Tayeb, Refdeɣ lzqlam ad aruɣ, ammyud n yisefra,40 pages

 

 


                      

 

 

Timlilit n tɣermiwin, sɣur Djamel Benaouf

 

 

 

 

Tazwart

 

Yella yiwen westeqsi yezgan segmi tebda Yemma-s n ddunnit : Ma tauri ɣur-s iswi, ma ɣur-s izen i yemdanen neɣ akken qqaren, ma tauri i turi, ma tella kan i yiman-is? Ǧamal Benɛuf yerra-d awal i westeqsi-yagi, imi tasekla ula d nettat d tauri. Ungal-ines ɣur-s yiwen wazal aseklan meqqren, imi yesseqdec deg-s taqbaylit ifernen, yessaf-itt, yessekcem deg-s awalen imaynuten, yerna ɣas akken, yezmer wemdan a t-iɣer s tefses ; maca annecta mačči d ayen yezwaren. Ungal-a yesskanay daɣen tamusni umaru deg wayen yeɛnan akk tilufa tigraɣlanin, ama d tasekla, d idles, d amezruy neɣ d tasertit, ayagi yakk yurzen ɣer temsalt n yili neɣ n tamust Imaziɣen. Ugar ɣef waya, Ǧamal Benɛuf am wakken d agezzan imi yemla-d, yessawel-d ɣef temeqranit tameqqrant n yemdanen sɣur yemsulta d tedbelt di tmurt, imi ayen yeran d wayen ierrun ussan-a ɣur-neɣ, d aselkem n wannecta. Tasekla dagi d asulef daɣen i umaru ad yessken tiktiwin-ines ɣef ddunit. Maca tudert war tayri – neɣ takesna - ur telli, ɣef waya iulfan-agi mmugen d tinelli n wungal. Taggara d asirem, d tiɣri i tayri ger sin yemdanen, maca ahat i talsa yakk.  

Ǧamal Benɛuf yura yagi isefra zeddigen yerna ttazzalen am waman, maca ungal-agi d amezwaru-ines. D amezwaru maca d tasmurest ara yeqqimen di tsekla tamaziɣt.  

 

Kamal u Zerrad

Yulyu 2001/2951

 

 

Djamel Benaouf  nous livre ici un roman où l’amour sert de toile de fond à une œuvre complexe mêlant l’histoire, la politique et la littérature. 

Le récit, achevé il y a quelques années, est ancré dans la réalité quotidienne, avec ses combats contre l’injustice, l’arbitraire, le mépris et les abus de toutes sortes frappant les Berbères – synecdoque pour l’être humain –  prémonitoires de ce qui se passe aujourd’hui en Kabylie. 

Cette œuvre humaniste de Djamel Benaouf fera date car elle annonce indubitablement un tournant dans la littérature kabyle naissante, encore marquée par la quête identitaire. Elle  dépasse en effet la description romancée de la revendication berbère, abordant l’homme sous toutes ses facettes et décrivant remarquablement les sentiments d’appréhension ou de bonheur des deux protagonistes amoureux. 

Ce roman, écrit dans un kabyle châtié, se lit avec bonheur. Djamel Benaouf  est un auteur avec lequel il faudra compter à l’avenir et qui, avec cette œuvre, aura sa place dans la littérature berbère.  

 

Djamel Benaouf vit à Oran, loin de sa Kabylie natale. Militant dès son jeune âge de la cause berbère, il est également l’auteur de recueils de poésies en grande partie inédits. Ce roman est sa première œuvre en prose.    

Kamal Naït-Zerrad*

 *Professeur des Universités (langue et linguistique berbères) Inalco (Paris)

 

 

« Tamurt tuɣal d Kayan »

Muya

 

 

Benaouf, Djamel: timlilit n tghermiwin (approximately: 'City encounter') (Algeria)

 

 

 

Author

 

Djamel Benaouf 

 Title

 

timlilit n tghermiwin (approximately: 'City encounter') 

 Publisher

 

L'Harmattan 

 Place/date of publication

 

Paris, 2002 

 Copyright/contact

 

with publisher; contact: Dr. Kamal Naït-Zerrad 

 E-Mail

 

k.nait-zerrad@lycos.de 

 Internet

 

http://www.editions-Harmattan.fr 

 ISBN  

 

2 7475 3108 2 

 Pages

 

186 

 Genre

 

prose (novel) 

 Original language

 

Berber 

 Translations

 

none 

 Keywords

 

love, politics, Berber culture 

 Topic/theme

 

Set in a traditional Algerian society, this love story takes place against the background of intolerance of Muslim fundamentalists, the abuse of power by the police, political and cultural resistance and claims for the recognition of Berber 

  

 

 

 

 

language and culture. The novel offers a realistic and comprehensive picture of Kabylian society. The protagonists living in this society succeed in leaving behind the contradictions and constraints weighing heavily on them.  

  

 

 

Review

 Although the first novel of Djamel Benaouf can be described as a love story, love is in fact only one aspect of this complex literary work bringing together history, politics, literature and situating all this in a big Algerian city of present days. Completed already several years ago, the story focuses on everyday life marked by the fight against injustice, the abuse of power and the denial of the Berbers’ right to their own cultural identity of which the autochthonous people are victims of. Moreover, in this novel Benaouf anticipates what today is going on in Kabylia.   Yidir and Tudert, the protagonists of this novel, keep their love to themselves, for they live in a society in which showing emotions is very uncommon as a result of strict traditions making people internalise this concept of secrecy early in their life. In addition to this, there are the prohibitions imposed by fundamentalists and the police which seems to collaborate with the fundamentalists when making a check on young couples walking hand in hand in the streets or embracing in public.  At first the love story of Yidir and Tudert is not to the fore of the novel, and the narrator mainly describes the government’s repressive policy towards Kabylian activists and the reactions and demonstrations aroused by this. Progressively the narrator’s attention shifts to Yidir’s and Tudert’s fight for the recognition of their Berber identity which finally, as the narrator reveals, makes the two lovers show their emotions openly. Their feelings of fear and joy are described with remarkable sensitivity.   Djamel Benaouf is a promising author who undoubtedly will make himself known in the future, for his literary work represents an important change in Kabylian literature in regard to topic, style and language. Most noticeable is the change of topic. Up to now novels and narratives written in Kabyle, the number of such texts is rather low at present due to reasons affecting all languages lacking promotion and acknowledgement, have mainly focused on the quest for identity – which in the first place means condemning the cutting-out of Kabylian culture – , social problems or love. Benaouf takes a different perspective: Those aspects which have been regarded as minor details so far in Kabylian literature are moved to the centre of interest. Thus, he explores the human side of the individual and his experience as well as he deals with the protagonists’ affection and closeness to each other. Because of his intimate knowledge of Kabyle language he is familiar with collocations and expressions. At the whole, this renders his style polished and full of nuances, and yet his novel reads very well. In the context of Kabyle literature it is also important to know that Kabyle is spoken in a society which was exclusively oral only several decades ago. Benaouf shows a deep commitment to the promotion and development of this language by using neologisms being necessary to describe new concepts and a changing reality. These terms are explained at the end of his novel.  

 

 

 

 

 

Publication Nouvelle parution

Akkin i Wedrar de Aomar Oulamara

        

Aux  éditions Achab ,  http://www.ayamun.com/Achab.htm

 

 

Le roman raconte, lit-on dans la quatrième de couverture, l’histoire de villageois qui ontt déserté Ubdir, leur village, pour aller rejoindre Tala n Tidegt.

 

Après Iberdan n Tissas (Editions Pas Sage, 2007), une œuvre, livrant dans un kabyle limpide, le parcours révolutionnaire de Messaoud Oulamara et Tullianum (Edité au HCA), la première œuvre romancée en kabyle, explorant un fragment de l’histoire millénaire des Imazighen, Aomar Oulamara publie aux Editions Achab une œuvre intitulée Akkin i wedrar. Le roman, car c’est d’un roman qu’il s’agit,  raconte, lit-on dans la quatrième de couverture, l’histoire de villageois et de villageoises ayant déserté Ubdir, leur village, pour aller rejoindre Tala n Tidegt. L’exode, n’a, bien entendu, pas été de gaieté de cœur. Le chemin qu’empruntent les villageois ressemblent au film de la vie (asaru n tmeddurt).  Une vie où  se mêlent tagmat (fraternité), tismin (jalousie), Tirugza (courage), lazz (la faim)…

A relever que tel que nous a habitué Aomar Oulamara, la langue de Akkin i Wedrar est celle  de tous les jours. Autrement dit, elle n’est pas truffée de néologie qui, a usage démesuré, dessert la beauté du texte.

 

A propos de l’auteur :

 

Aomar Oulamara est né en 1952 à Boudafal. Il est docteur d’état ès sciences physiques. Il a appris Tamazight à l’université d’Alger, quand feu Mammeri y dispensait des cours. Après  1980, il a été enseignant à l’université de Tizi-Ouzou. Depuis 85, il est ingénieur dans une compagnie internationale

 

S.O. A

Lundi, 17 Octobre 2011 

 

NB : cet ouvrage a déjà été présenté par l’auteur dans votre revue « ayamun, cyberlibrairie de littérature berbère »

Aux  éditions Achab ,  http://www.ayamun.com/Achab.htm

 

Kamal Nait-Zerrad, Mémento grammatical et orthographique  de berbère, L’Harmatan

 

Centre de recherche berbère, Inalco, ANNALES DES ÉPREUVES DE BERBÈRE AU BACCALAURÉAT

Kabyle - Chleuh - Rifain

1995-2009

Revue des Etudes Berbères Volume 5_ 2010 :

 

Mustapha Gahlouz : Les Qanouns kabyles, l’Harmatan

 

 

 

Ammud n tayri war ittwarin  n Karim Kannuf

AMMUD N TAYRI war ittwarin

Abdelmɛttaleb Zizaɛui (Tabridt n tghuri tamazight –tasdawt n Wejda-)

 

Cahrazad[15] d ammud[16] wiss kuẓ[17] n Karim Kannuf[18]. D awardi i tenni ittexs umaru. Yus d d ameḍfuṛ i Reɛwin n tayri : ttmunan di telɣa d tumayt[19], maca tayri teɣza da ugar xef min ittṛaja umeɣri.

Cahrazad, d tcuni n arrimt d tcuni n yzli. Nettat i icuqen ul n umaru, taqessist awarn i tqessist. Maṛṛa izlan neddun s tufrayt, ɛawd s uxaṛṛeṣ i di ittwala wzrawi tudart war ɣars bu unamk mbla nettat. D ijj n ulaɣi n tayri war ittenfeliln, n tayri izedɣen bupbel n umaru.

Ammud a yurm s tufrayin[20] n umedyaz, s ucemmuḍ n umutti deg yiman id itejjan tcuni n tqessisin. Cahrazad d taɣbalt manis ttnessasent tiwalin, manis d ssfayn yezlan ixsen ad qeḍwn imewwas iqqnen tamaziɣt, imewwas a ixsen ad carfen awal nneɣ puma ad iqqim d atlay[21] issḍaw it

uṣemmiḍ, uca ittawy it ɣar uweḍḍaṛ… Maca s twuri[22] n Kannuf, s tzemmar n yezlan ittawḍn ad alsen tira i arrimet n wawal amaziɣ, ttawḍn ad mmlen i ywdan tcuni n tutlayt n tayri zi ireddu wul.

Tayri deg wdlis a tesmun jar uxeyyeq d tumert[23], jar tarẓugi d teẓyuḍi, jar wbrid d wtlaɛ, jar da d diha, jar rexxu d tibawt. Ameɣri iḍaffaṛ iṣuṛaf d imaynutn xef min izwarn, nettaf axaṛṛeṣ nniḍn, nettaf awaln nniḍn yuym iten umaru zi tala n twangimt nnes.

Asefru izdeɣ Kannuf. Kannuf izdeɣ asefru d manaya i ixs ad anɣ inint tqessisin, asneflul d adurri n umaru, d tazeddiɣt, d tudart. Amaru izdeɣ izlan, izlan zedɣen Kannuf, amn dinni jar asn tira, ixsen ad inint: Artum. D artum ittejjan azarwi ad yaṛu izlan, maca d izlan mani tayri war ttili d arrimt teddar jar imarayn[24] (necc, Cahrazad).

Deg umeggar, tayri a war ittwarin tzemmar ad tili d iɣɣed i zi ɣa tekkar tmessi nniḍn id anɣ ɣa iwcn izlan nniḍn, repriq nniḍn, udm nniḍn n wzrawi, maca deg yijj n wammud nniḍn.

 

 

Aux éditions PENSEE : http://www.ayamun.com/ed_Pensee.htm:

                  Abrid n tala, ungal sɣur Muḥend Arkat     Aux  éditions Achab ,  http://www.ayamun.com/Achab.htm

2 nouveaux ouvrages :

Demande de sponsoring : Dictionnaire de berbère libyen_Sponsoring.pdf

Dans le giron d’une montagne de Bahia Amellal

Amawal n yinzan n teqbaylit sɣur Ramḍan At-Menṣur

 

     Il était une fois l’Algérie, par Nabil Fares

Aɣyul n Ǧanǧis, sɣur Ameziane Kezzar

Réflexion sur la langue arabe classique de Rachid Ali-Yahia

Les bijoutiers d’At-Yani

Hadjira Oubachir, Tirga n tmes, rêves de feu, préface de Rachid Mokhtari

 

Aux éditions  « Odyssée »  : http://www.ayamun.com/Odyssee.htm:

1 nouvel ouvrage :   Issin, sɣur Kamal Bouamara

 

ussan-a yeffeɣ-d wedlis amaynut deg Fransa, s tefrnansist. Aux origines du monde, Contes et légandes de Kabylie, sɣur Djamel Arezki.

Aux éditions ayamun :

Une réédition : iḍ d wass, roman de Ɛmer Mezdad,  237 pages, Editions ayamun 2010.

Catalogue : http://www.ayamun.com/tidlisin.htm

 

Aux éditions « tira », route de l’Université, taga-uzemmur, Bgayet :

http://www.ayamun.com/Tira.htm

 

_ Mourad Zimu, Ameddakel, tulluzin, 151 pages.

_ Ramdane Abdenbi, Timsirin n tudert, tullizin 104 pages

 

 

– Salem Zenia, Tafra, ungal, 208 pages

– Ramdane Lahseb, zik-nni deg Wat Dwala, 76 pages

– Brahim Tazaɣart, Amulli Ameggaz, isefra, 70 pages

– Nadjia Bouridj Abdelllah Nouh, Haqbaylit n Tipaza, 77 pages

– Djamal Iggui, Ɣas ! , ammud isefra, 83 pages,

              – Kamal Bouamara, Nekni d wiyiḍ, tullusin, 125 pages,  

             – Djamal Arezki , akal d wawal, tulluzin

 

Aux  éditions Achab ,  http://www.ayamun.com/Achab.htm

Salhi (Mohammed Brahim). Algérie : citoyenneté et identité. Préface de Ahmed Mahiou

Oudjedi (Larbi). Rupture et changement dans La colline oubliée. Préface de Youcef Zirem

 Zellal (Brahim). Le roman de Chacal. Textes présentés par Tassadit Yacine

 

la fête de Kabytchous de Nadia Mohia  : http://www.ayamun.com/Achab.htm

Mraw n tmucuha sɣur Akli Kebaili :  http://www.ayamun.com/Achab.htm

                                       

Amaynut :

Guy de Maupassant, amneṭri, une tradcution de Ahmed Hamim : http://www.ayamun.com/hamoum.htm

 

Said Chemakh vient de publier un recueil de nouvelles « zik ed tura » :http://www.ayamun.com/Chemakh.htm

Aux éditions Achab, vient de paraître « la ruche de Kabylie » de Bahia Amellal, préface de Karima Dirèche 

 

Aux éditions Achab, vient de paraître «  lexique de linguistque français-anglais-tamaziɣt », de A.Berkai : http://www.ayamun.com/Achab.htm

 

 

Daɣen :

« Amawal s tcawit-tafransist-taɛrabt » de Ounissi Mohamed-Salah, Enag éditions, alger 2003 :http://www.ayamun.com/Amawal_ounissi.htm

« Florilège de pésies kabyles » de Boualem Rabia, éd. L’Odyssée, 2005 : http://www.ayamun.com/Odyssee.htm

 

« Mmi-s n igellil », tasuqilt n « le fils du pauvre » de Mouloud Feraoun, si tefransist, sɣur Musa At-Taleb, éd. L’Odyssée, 2005 : http://www.ayamun.com/Odyssee.htm

 

Massa Nadia Menad tesuffeɣ-d 4 n tmucuha i wid meẓziyen , yerna ula d wid meqqten zemren ad ent ɣrent. Azwel n tmuccuhua d wi :

v  amcic amcum

v  izem acaraf d ubareɣ bu-tkerkas

v  ṭtejra n baba-inu ba

v  tucmiţ d ugellid azewwax.

Tazwart, i tmucuha-ya, d Hamid Bilek i ţ-yuran. Win iran ad iwali tidlisin  n Massa Nadia Menad, ad yeklilki deg wassaɣ :  http://www.ayamun.com/Nadia-Menad.htm

 

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 « Tibernint d ssellum »  par Ahcène Mariche

Ahcène Mariche, toujours prolifique et plein d’énergie, la muse ne le laisse jamais tranquille au point où elle l’accompagne partout.

Après avoir édité trois recueils de poésie en kabyle traduits en français et deux recueils de poésie en version anglaise le voici aujourd’hui avec deux nouvelles publications.

Vu la rupture du stock de ses trois premiers recueils en occurrence Id YUKIN, TAAZZULT-IW et TIDERRAY et la demande persistante des ses lecteurs et fans, Ahcène Mariche a décidé de les rééditer dans un même recueil qui contient 90 poèmes au bonheur des lecteurs qui  ont déjà découvert sa poésie ou ceux qui vont la découvrir. Ahcène mariche nous accorde encore une fois une odyssée poétique à vivre sur 168 pages de ce recueil.

Notons que ces poèmes sont cette fois ci en version kabyle (tamazight) uniquement, vu que la demande s’est faite dans cette langue qui ne cesse d’inspirer plein de lecteurs au moment où certains se plaignent du manque de lectorat.  (M. Mayas)               www.ayamun.com/Mariche.htm

 

bindeled  par Kamal Ahmane (écrit en danois)

Kamal Ahmane a exercé comme enseignant de langue française et correspondant de presse en Kabylie avant de prendre la tangente vers le Danemark en 2003. Imprégné de la culture de son pays d´accueil , il franchit un pas de l’écriture poétique dans la langue de H.C Andersen. Son premier recueil de poésie est sorti le mois de novembre 2008. Ses poèmes sont exclusivement écrits en danois. Toutefois, et  à travers certains  poèmes, il rend hommage à sa Kabylie.  (A.Mariche)

 

TULLIANUM – Taggara n Yugurten, par Ulaɛmara : texte intégral  en PDF à télécharger depuis notre rubrique « téléchargement »

 

Basé sur des faits historiques décrits par Salluste dans le célèbre ouvrage "La Guerre de Jugurtha", écrit seulement quelques dizaines d’années après la mort de Yugurten dans le cachot du Tullianum, U Lamara reconstitue la trajectoire de cet homme hors du commun.

Contrairement aux biographies classiques, ici, c'est Yugurten lui-même qui raconte, dans sa langue, les évènements. C’est un récit biographique imaginaire de Yugurten.

Cet ouvrage est comme une vision "miroir" des évènements décrits par Salluste, tout au long des 14 années du combat acharné contre Rome, dont 7 de guerre ouverte.

La parole est ainsi rendue à Yugurten n At Yiles.

Tullianum est le nom de la sordide cellule souterraine où a été enfermé Yugurten pendant 6 jours, après avoir été humilié dans la longue marche dans Rome, enchaîné, derrière le cortège triomphal du général Marius. Ses 2 enfants, arrêtés en même temps que lui, étaient à ses côtés, enchaînés aussi....

Yugurten raconte les différentes étapes de la guerre d'indépendance contre Rome depuis la mort de son oncle Makawsen (Micipsa), les intrigues et les combats mémorables contre les légions romaines, les souffrances et vertus de ses compatriotes de lutte, mais aussi la trahison des siens.

Seul dans le cachot du Tullianum, nu et sans nourriture, pendant 6 jours dans le froid de décembre de l’an -104 !

Chacun de nous peut imaginer ce que pouvait penser, à ce moment là, un homme de la trempe de Yugurten.  ( auteur : Ulaɛmara)

 

Tuɣac timsadaɣin, seg Aṭlas ɣer Fromentor, tizrigin « tira » 2008,

Veus paralleles-Tuɣac timsadaɣin

 Alles d tallest ad aen ɣer temrayt. Ad walin udmawen ur nelli d udmawen nsen. Ur gezzun dɣa ad s-anfen. Ill agrakal am temrayt. Ɣer tama d iran n walas d tmurt n yezwawen, ɣer tama tayesrid d azaɣar n Mayurka, idurar n Tramuntana, ɣer deffir d agemma n Balensya d Katalunya. Timura udem s udem ur mwalant, yesttulles-itent yill, s waman-is ireqqen yeččuren d amezruy. Asmi i d-zemen irumanen ɣef tegzirt Tabirikt, imaziɣen llan d igelliden n Numidya d Muritanya. Ɣer taggara ad d-rsen fell-asen izugla n Rruman, Iwandalen, Ibizanten d Waâraben. Ma d tama nniden n temrayt ad d-ilal ayen iwumi nsemma ass-a takatalanit n yimaziɣen yeddren yid-nneɣ ugar n krad n leqrun aya. Di tallint-nni n ttrad i “tririt” n Katalunya, Mayurka d Balensya, imaziɣen ibiriken n tama n usamer sersen azaglu n waâraben refden win n ikatalanen. Deg leqrun yezrin, tamrayt ad tecfu ɣef tugniwin n temlilin tidelsanin d temlilin tinezzutin, tikwal daɣen n ttrad. Di Randa yesker Ramun Yuɣ aɣerbaz n tutlayin, di Bgayet, di tmurt n yezwawen, yedder ussan-is ineggura. Maca di lqern wis mraw-sdis, asqerqer n yinselmen si Balensya, isuaf imaynuten d yimeri n Lepant, ad rzen tamrayt i d-yefkan udem n ucengu, ɣer taggara yeɣli-d calwaw gar-aneɣ. Seg imir-nni, ikatalanen d yimaziɣen, ɣas akken imaziɣen ddren gar-aneɣ, nedder ur nemyussan, nedder imezruyen d imsadaɣen. Maca, imira abrid yefsin yuɣ rru, abawal azegzaw, lara n yaya Lula, tameɣra n wulawen, iberdan yedlin n tisent, tafat mgal tillas, aman n nnda, crab n tewisin, tuɣalin n tmuɣli ɣer sin idelsan-a.                                 

Paraîtra très prochainement : Tullianum, taggara n Yugurten, un roman d Ulaâmara, ed. Zama. Tazwart

Di 1977 nni, di Paris, i ufiɣ adlis n Salluste2, Tṛad n Yugurten3 / La Guerre de Jugurtha (Bellum Yugurthinum), di Librairie Maspero. Adlis nni ɣliɣ fell-as ur bniɣ.

D yiwen umeddakwel i yi d innan : "Maspero iznuzu idlisen zun d tikci, akken ad iqfel taḥanuţ is ussan agi d iteddun. Azzel skud ur fuken !".

Akken i teḍra. Ass nni kan ufiɣ d iman-iw di tḥanuţ n Maspero, ferrneɣ d idlisen ar ad d aɣeɣ.

Isem nni n Salluste, sliɣ yis, ur cfiɣ lliɣ ssneɣ ayen yura neɣ ur t-ssineɣ. Salluste ilul di tmurt n Ṛuman deg wseggwas n -87.

Yugurten immut di -104. Ger tamettant (lmut) n Yugurten akw d tlalit n Salluste zran 18 iseggwasen. Mi yura Salluste adlis "Bellum Yugurthinum"/La Guerre de Jugurtha, ad yili di laâmeṛ is ger 30 d 40 iseggwasen.

Nezmer ad d nini llan kan 60 iseggwasen ger tamettant n Yugurten di tazwara n -104 akw d tira n wedlis n Salluste. Tallit n 60 iseggwasen am zun d ulac di tira umezruy. Di leqrun nni, tamurt ur teţbeddil udem di 60 iseggwasen, maççi am ass-a.

Tira nni n Salluste tban i yi d zun d tiṭ n win illan dinna d inigi di ṭrad n Yugurten mgal Ṛuman. Mi bdiɣ adlis nni, ufiɣ t zun d tawwurt i d illin zdat-i akken ad ẓreɣ amezruy n Yugurten, amezruy n Tmazɣa4. Ɣas akken iççur tiṭ, di tedyant nni ufiɣ ixuṣ kra. Acḥal n tikkal i ɣriɣ adlis nni. Yal aseggwas a t id ddmeɣ, a t ɣreɣ tikkelt neɣ snat, syen a t serseɣ. Tuɣal am win itessen irennu yas fad. Yal tikkelt ẓerreɣ zdat wallen iw agellid Yugurten iteddu, ittazzal, iferru tilufa n tmurt is, ikat aneccab deg imenɣi, iteddu ɣef agmer deg wzaɣar, deg idurar, ... Taggara ufiɣ ayen ixuṣṣen deg wedlis nni : ixu wawal n Yugurten.

Di 2006, di "La Foire du Livre" n Paris i d ɣliɣ tikkelt tis snat ɣef wedlis5 nni n Salluste. Mi t id ddmeɣ, ufiɣ d adlis i d iffɣen di Lezzayer sɣur "Grand Alger Editions". Ferḥeɣ mi ufiɣ adlis nni. Ferḥeɣ ugar mi adlis d iḥekkun tudert n Yugurten iffɣ ed di tmurt n Yugurten. Ass-en tban i yi d Tmazɣa n Yugurten akw d Lezzayer n wass-a, yiwet tmurt ! 2111 iseggwawen zran si mi yemmut Yugurten.

Ɣas netta immut, isem-is akw d webrid d iwwi ɣef tmurt is, ar ass-a ddren. Abrid is injer seg iseggwasen nni n tṛad mgal Ṛuman. Akken ad d yuɣal wawal n Yugurten, ufiɣ llan sin iberdan : ateṛjem n wedlis n Salluste s tmaziɣt, akw d webrid wis sin. Aṭerjem n wedlis kkseɣ t di tazwara. Ufiɣ ateṛjem n wedlis d timerna kan ar a rnuɣ awal i wawal n Salluste. Ufiɣ, izwar wawal n Yugurten. Ateṛjem ad d yas wass is.

Taggara, wteɣ ad d skefleɣ ayen izemren ad yili deg wallaɣ n Yugurten di tallit nni deg yennuɣ Ṛuman, seg mi tebda armi d ass-mi tewweḍ talast n tṛad ....

Di yal tadyant d iḥka Salluste6, wteɣ ad d afeɣ amek a yeg yiwen illan d Amaziɣ, zdat tlufa nni imir.

Di tira n Salluste llan sin wudmawen. Yiwen d udem umaru d iḥekkun tadyant akken tella, wis sin d wudem Uṛumi iẓeṛṛen s wallen n wegdud iḥekmen ddunit imir. Illa deg wawal "Ṛuma i d ikkan nnig akw timura !" 

Di tideţ, ma yella wugur ger sin iximen, anida yella lkil, yal yiwen ad d yeḥku tadyant is. Akken i tferru s lḥeq.

Deg wedlis n Salluste, di yiwet tedyant kan i d igwra wawal n Yugurten ; d awal nni i d inna ass-mi d iffeɣ si tiɣremt n Ṛuma, inna yas7 : "Tiɣremt usekkak, ad d yas wass n nger is ass-mi ad taf bab-is" / "Ville vénale, et qui ne tardera pas à périr si elle trouve un acheteur ".

____________________________________________

2 Salluste : Caius Sallustius Crispus, 87 - 35 zdat Aâisa, ixdem akw d Cesar di ¨Ṛuma. Di -46, iṭṭef leḥkem n ¨Ṛuman di Afrika (Proconsulat d'Afrique). ¨Iţwassen

ugar s wedlis nni yura "Bellum Yugurthinum ...".

3 La guerre de Jugurtha (Bellum Yugurthinum), Salluste, édition bilingue français / latin, les Belles Lettres, 1941 Paris, réimpression en 1974. Traduction

du latin par Alfred Ernout.

4 Tamazɣa tella tebḍa ɣef sin : Tamazɣa n wagmuḍ (Tunes akw d wagmuḍ n Lezzayer) ; Tamazɣan utaram (Meṛṛuk akw d wmur utaram n Lezzayer). Akin

tella Libya akw d Tiniri (seḥra)

5 La Guerre de Jugurtha. Editions GAL / Grand ALGER Editions, 2005.

6 Salluste iḥka d amur ameqran seg wayen iɣra deg idlisen yura C. Sulla

 

 couvertures : http://www.ayamun.com/Portraits.htm


Nous avons le grand plaisir de vous annoncer la parution de ces 3 romans en tamazight du Rif :

«n weru» deSamira Yedjis,

«u jar» de Mohamed Bouzeggou,

«i yebuyehen» de Said Belgherbi.

Vous trouverez les analyses littéraires faites parAbdelmotalleb Zizaoui, chercheur à Oujda, dans les numéros 34 et 35 de la cyberrevue (Juillet et Septembre 2008)


_ la parution du roman «tiɣersi» de Mohand Ait-Ighil

Atta tura temdint zdat tmuɣli n Meẓyan, s yiberdan-is iwenɛen d wid yettwaɣen ççuren s yineqquren, s lebni-inesajdidd uqdim,s yimezdaɣ-is meẓziyen neɣ wesren. Ibedd akken kra tegnitt yekkes-d igirru yessaɣ-it.

Mezyan ibedd din zdat usefreg yellan gar temdint d lmersa. Yecmumeḥ mi yefhem d tikkelt taneggarut anda asefreg-a a t-id-iqareɛ. Degs ɣer da, tella tmurt anda yedder, degs akkin telle tmurt anda tettragu tilelli. A win yeẓran ma a tt-yelḥeq walbaɛd mi yezger akkin i usefreg. Aṭas deg wid izegren nwan a tt-magren, mi wwḍen ufan-n terwel. Di tmurt daɣen, ddunit tuɣaltudert zdaxel n lḥebs ur nesɛi ssqef. Maca Meẓyan iwala taluft n tlelli tcudd yer kra n lecɣal, yal wa akken i ten-isefra deg wallaɣ-is, ma d Meẓyan yefka-yas azal: beṭtu, tarewla http://www.ayamun.com/Portraits

_ la parution, aux éditions «tira», du recueil de poésie deMaram Al-Masri tarduit de l’arabe par Brahim Tazaghart, sous le titre: takrisya zeggaɣen ɣef wagen mellulen : http://www.ayamun.com/Portraits

 

_ la naissance de la collection Aru. Etudes et Textes amazighs des Editions Odyssée (Tizi-Ouzou). La collection s'occupe de la publication des études portant sur tamazight (langue, littérature et civilisation), des manuels parascolaire et universitaire et des textes littéraires (traditionnels ou modernes).«zik-nni» est première publication de cette collection. C'est un recueil de contes recueillis et présentés par l'écrivain d'expression kabyle Salem Zenia.

 


Salem ZENIA, yella d aneɣmas deg uymis Le Pays/ Tamurt, seg 1990 yer 1995. S yin akkin, issuffeɣ-d aɣmis Izuran/Racines, di 1998.

Salem ZENIA, d amaru s teqbaylit. Yura-d yakan sin n wungalen, «» (1995) d «ɣil d wefru» (2002), d tlata n wammuden n yisefra : «n Yidir-Les rêves de Yidir» (1993), «» (2005), d «ïtij aderɣal» (2008). Idlisen imezwura, ffɣen-d di tezrigin l'Harmattan, di tmurt n Fransa, ma d adlis aneggaru, yeffeɣ-d di Barceluna. Tura akka, atan ad d-issewjad ungal nnien.

Salem ZENIA, yewwi yakan arraz « Apulée », d amenzu, di tira n wungal (deg temzizelt i d-tesnulfa Temkardit taɣelnawt, 2005). Akken diɣen i d-yewwi Agerdas n userhu yef wayen akk yexdem i tneflit n tsekla tamaziɣt ; tefka-as-t Tuddsa Tagraɣlant n Ustan n Izerfan d Yisenfullusen Imaziɣen (Tamazya), di yulyu 2005 di Lpari.

Adlis-agi d ammud n tmucuha, n tmurt n leqbayel, i d-yejmeɛ Salem ZENIA. Azal n wammud-agi, izad macci d kra ; idrisen i d-yeddan deg-s d imedyaten igerrzen n tsekla tamensayt, yerna d inagan yef ubeddel i ihuzan timucuha n tmurt-nneɣ. Tin ɣer-s, idrisen-agi, lhan i tɣuri ; tanfalit-nsen d tmeslayt-nsen, cebent, yerna deg-sen lewsayef n uɣanib n tmawit.

Salem ZENIA, macci kan d tukksa i d-yekkes timucuha-agi seg yimi n tatut. Issewjed-itent-id diyen i tɣuri akken issefk lal ; asiggez (ponctuation) n yedrisen yedda d uɣanib n tmucuha (ama deg unya ama deg tuddsa n udris) akk d lewsayef n tutlayt n teqbaylit.

Timucuha i d-yeddan deg udlis-agi, ad ssedhunt win (d tin) ad tent-yeɣren, akken lhant diɣen i uselmed n tutlayt d tsekla tamensayt n teqbaylit.

 

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[1] Ed. L’Odyssée, Tizi Ouzou, 2008.

[2] Zik-nni deg Wat Dwala, Ed. Tira, Bejaia, 2009.

[3] Les vérités de ceux qui y croient.

[4] Il serait judicieux de procéder aux corrections linguistiques, et autres, qui s’imposent pour les rééditions futures.

[5] P. 31.

[6] P. 11.

[7] L’esthétique comme « rapport au monde sensible ».

[8] Ce n’est pas agréable de lire un texte littéraire avec un œil collé à un dictionnaire ! Et pour ce qui est de tamazight les recherches et publications lexicographiques sont très peu nombreuses.

[9] P. 30.

[10] P. 61.

[11] « Agni n wuffal », p. 59, par exemple.

[12] « Au neɣ At Wau », p. 18, par exemple.

[13] « Ttselbiba n yiwet n taddart », p. 54.

[14] Ramdane Lasheb a aussi publié en 2012 aux Editions de L’Odyssée de Tizi Ouzou un ouvrage intitulé Autour de la civilisation amazighe composé de textes traitant de notre identité et de notre mémoire collective.

[15] Caharazad : asegged n tira : H. Banhakeia, E. Farhad & A. Zizaoui. Tabridt n Tvuri Tamazivt – Tasdawt n Wejda, taÇËigt tis 9, 2011

[16] Adlis n yezlan  

[17] Areboa

[18] Karim Kannuf d azrawi immarni deg useggwas n 1969, deg Icumay, di temdint n NnaäuË. ars kËaä n wammudn : Jar wÃfeä d usennan (2004), Reowin n tayri (2008) d Sadu tira… tira (2009)

[19] Contenu

[20] Taycit

[21] Oral

[22] Min itteg

[23] Refrapet

[24] Inni ittexsen ayawya